TELEVESDRE

Des terres polluées vont-elles faire gonfler la facture pour l’aménagement du cœur de Baelen ?

 14 novembre 2017 16:15  |   Baelen

Présenté il y a six ans déjà, le projet d’aménagement du cœur de Baelen est bien en route depuis que les travaux ont débuté en mars dernier. Le nouvel espace situé en face de la maison communale se transformera d’ici quelques mois en un véritable lieu de convivialité avec la création d’un bassin d’eau et la pose de mobilier urbain (bancs, pavillon abribus, bacs jardinières...) mais aussi un petit amphithéâtre. Hier soir, ce dossier est revenu sur la table du conseil communal avec, dans le chef de l’opposition Union, quelques critiques adressées à la majorité de l’Alliance Communale.

 

Après la problématique liée à la suppression des places de parkings, c’est la gestion de terres polluées qui est cette fois pointée du doigt. « Des terres polluées se trouvent en effet en-dessous de la route à cause du tarmac, explique André Derome, Chef de groupe Union. Ces terres vont être stockées sur un terrain à Honthem avant d’être évacuées après analyse et carottages. Un somme de 100 000 euros a été inscrite mais elle fera gonfler encore un peu plus le coût global de cet aménagement. Faut-il rappeler que nous sommes déjà passés d’1 100 000 euros à 1 500 000 ! » poursuit-il.

 

Fin des travaux au printemps 2018

 

« Faux », s’insurge l’échevin des Travaux Robert Janclaes qui indique que ce montant de maximum 100 000 euros est inscrit dans un autre budget, celui de l’égouttage des rues annexes, c’est-à-dire la rue du Thier et la rue des Coccinelles. « Il est facile de vouloir faire augmenter le coût des travaux d’aménagement de la place en tenant de tels propos inexacts », s’insurge l’échevin qui confirme que des sondages doivent bien être effectués dès le moment où l’on constate un dépassement des normes de pollution pour des terres à évacuer. Ce qui semble être effectivement le cas ici à Baelen.

Quant au timing des travaux d’aménagement du cœur du village, un retard de 6 semaines a été constaté. « A cause des impétrants (eau, gaz, électricité) », regrette l’échevin Robert Janclaes qui parle d’une dead-line fixée au printemps 2018. (MY)